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Rencontre
avec le traducteur juif auteur: Kenneth Hermansson, Suède ANNEXE
du mémoire La
Lumière du Monde sur quelques traductions de la Bible Quatre des traductions étudiées nous étaient déjà un peu familières quand en novembre 1995, au cours d'un séjour à Orléans en France, nous en avons fait connaissance avec la cinquième: la Bible traduite par André Chouraqui. Sa version nous a beaucoup intéressée et après avoir lu son autobiographie L'amour fort comme la mort, nous avons pris contact avec lui pour en savoir plus. Lors d'un voyage en Israël en avril 1996, nous avons eu l'occasion de rendre visite au traducteur israélite pour un entretien chez lui. Cette rencontre nous a fait comprendre et apprécier encore mieux ses efforts pour traduire la Bible. Natân André Chouraqui est né en Algérie le 11 août 1917, le samedi 23 Ab, de l'an 5677 l'heure hébraïque. Au cours de l'occupation nazie de la France, il s'est engagé dans la Résistance et après la naissance de l'État d'Israël, il s'est installé à Jérusalem où il était conseiller du président Ben Gourion et puis maire-adjoint de la ville. Sa thèse de doctorat en droit, soutenue à Paris en novembre 1948, traite de la création de l'État d'Israël. Outre sa production littéraire, surtout sur les Juifs et le rôle d'Israël, ses œuvres de traduction sont importantes. Parmi celles-ci se trouvent le Coran et ... la Bible! L'habitation de Chouraqui est située dans un quartier assez proche de la vieille ville de Jérusalem et par la fenêtre de son bureau la vue sur le Mont Sion est magnifique. Cette situation a certainement inspiré le traducteur de la Bible. La visite dans ce lieu nous a fait contempler les paroles du prophète Michée: "Oui, de Siôn sortira la tora, et la parole de IHVH-Adonaï de Ieroushalaîm."(145)
Nous avons été fort déçu de ne pas avoir pu trouver les traductions de Chouraqui dans les librairies chrétiennes de Jérusalem. On nous a même conseillé de lire les versions bibliques élaborées par des chrétiens au lieu de celle du juif. Vu le résultat de notre recherche présenté dans ce mémoire, nous déplorons vivement ce que nous considérons comme un aveuglement chez quelques habitants de la ville de Jésus. La déclaration de l'apôtre Paul concernant la lecture biblique de beaucoup de fils d'Israël ne touche-t-elle pas aussi des chrétiens? "quand Moshè est lu, un voile gît sur leur cœur." (146) Un thème abordé lors de notre entretien avec André Chouraqui, c'était la méthode qu'il avait employée pour traduire le Nouveau Testament: la référence à la koiné (147) des rabbis d'Alexandrie. Il faut étudier comment la Bible hébraïque a été traduite de l'hébreu en grec dans la Septante du IIIe siècle av.J.-C. Répondant aux questions l'auteur de TCQ nous a expliqué les expressions du vocabulaire biblique Dieu, Seigneur et bienheureux qui traduisent Theos, Kurios respectivement makarioi. Ces termes grecs expriment à leur tour ce dont parle la Bible hébraïque par l'emploi du nom divin Elohîm, du nom très saint représenté par le tétragramme IHVH et de l'adjectif ashréi (148). L'importance des noms personels dans la culture hébraïque a été particulièrement soulevée. Sans aucun doute, le lecteur de la Bible a beaucoup à apprendre de ceux qui vivent la culture hébraïque. L'étude de TCQ et la rencontre avec son auteur dans le lieu biblique même nous ont beaucoup encouragé et ont rendu nos efforts pour l'accomplissement de ce travail très enrichissants. Nous remercions André Chouraqui pour sa gentillesse de nous avoir reçu dans sa jolie maison à Jérusalem!
Dans le bureau, lieu de naissance de la Bible Chouraqui
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